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Carte Blanche à Yves di Manno au Palais de Tokyo 24 mai 2014

25 mai 2014 - Flâneries
Carte Blanche à Yves di Manno au Palais de Tokyo 24 mai 2014

Un décor post contemporain, une vision futuriste qui promet aux hommes à venir une monumentale décharge de pneus, inachevée et irréelle comme toute promesse, c’est ce qu’a inventé Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo. Tout le long du péristyle de caoutchouc, la mémoire future de notre présent, s’affiche, morcelée, parcellaire, suspendue aux pneus par des bandelettes de rubans adhésifs. Elle a la forme de brouillons de photos rapidement imprimés ou de phrases gribouillées sur des panneaux de cartons rafistolés, auxquelles manquent souvent un ou plusieurs mots. Car, l’oeuvre n’est pas une exposition plastique ou matérielle, c’est la proposition d’un processus de mémorisation, de la reconstruction collective du souvenir de l’époque contemporaine dans ce futur presque apocalyptique. Pour contribuer à ce processus, il a convié tous les écrivains, les acteurs, les poètes, les philosophes, les chansonniers possibles afin de les confronter à leur néant futur, la dissolution des traces, l’oubli et peut être capter l’écho de ceux qui franchiront l’abîme de l’oubli.

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Au milieu de ce palais de le caoutchouc, bruyant et puant, une fleur bleue se dressait et ondoyait en lisant les poèmes de son recueil, Littoral 12. Bien sûr, il fallait qu’un géant se penche entre les colonnes de pneus  pour l’apercevoir, ou que les minuscules minotaures vainquent le labyrinthe pour entendre sa voix légère dire, comme si rien n’était, des choses graves. Anne Calas, beauté spontanée, inattendue, était apparue dans un recoin improbable comme si la fée du lieu s’était trompée de sortilège.

Elle avait créé une sorte de contemplation magique.

Puis, Yves di Manno demanda à la fleur de l’aider à conclure cette carte blanche en lisant à deux voix, un interminable haiku, un texte où tout paraît si naturel jusqu’à ce que l’on se rende compte que tout, texte y compris, est l’expression de la perfection.

Enfin, il la pria d’entonner, le « Toto Vaca » en Maori tandis qu’Yves di Manno lui faisait écho du texte de Trisan Tzara.

Carte Blanche à Yves di Manno au Palais de Tokyo le 24 mai 2014

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